Le commerce sortira son épingle du jeu par l’engagement client.

Ce que l’on appelle « la marketing de la preuve » est plus que jamais d’actualité.

Aujourd’hui le consommateur veut maitriser son achat : il fait des recherches, il compare et devient un véritable expert de l’information produit.
Sa recherche, son besoin de « maitriser » qu’il peut faire grâce notamment à internet provient de la grande vague de doute que le consommateur éprouve face aux commerces et à l’industrie depuis quelques années : que contient réellement le produit, est-ce que je paye le prix juste, quel impact environnemental, ce produit répond-il parfaitement à mon besoin etc.

La promotion et la marque ont été les deux grands piliers du commerce. Les nouvelles attitudes du consommateur et son scepticisme ont quelque peu modifié les modes de consommation. Il est désormais nécessaire de montrer que les engagements pris sont tenus et que les promesses données sont respectées.
Qu’il s’agisse de qualité, d’un rapport qualité prix honnête, d’un service client de conseils et de suivi après-vente, mais aussi d’un engagement en développement durable et de responsabilité sociétale.

Le monde change et surtout a besoin de changer.
On veut donner du sens à son entreprise, à ses produits et, de manière plus ambitieuse, à la consommation.

Mais on ne peut plus tromper le client.

Terminées les fausses belles ambitions qui sont louées avec un marketing bien ficelé. Nous venons de vivre quelques années de surenchères de bonnes intentions qui ont plus bénéficié à l’amélioration du résultat qu’aux générations futures.
Mais heureusement, il existe des actes bien réelles, d’hommes et de femmes, du commerce comme de l’industrie, qui travaillent quotidiennement pour faire évoluer les processus et les mentalités. Ils vont actionner, créer les leviers pour diminuer les substances nocives pour l’environnement et la santé, privilégier le bio et les circuits courts, revaloriser les aires détruites par l’industrie, réduire leur emprunte carbone, réduire le gaspillage, optimiser et valoriser les emballages, privilégier le social et féminiser certains métiers.
Ces actions ont d’autant plus besoin d’être soulignées lorsqu’elles sont réalisées avec le cœur, en pleine compréhension de l’urgence actuelle et non pour répondre à une attente client ou à une mode.

Les marques et les enseignes qui ne s’engagent pas sur ce chemin
risquent bel et bien à terme de sortir du jeu. Par le consommateur,
qui n’hésitera pas à utiliser les réseaux sociaux pour argumenter ses choix et ses boycotts.

Pour ne prendre qu’un seul exemple, que tout le monde connaît : Nutella.
Entre l’image de malbouffe et l’huile de palme, la marque a perdu 10 points (de 85 à 75%) de parts de marché en 5 ans et sa croissance annuelle située entre 3 et 4% est inférieure à la croissance du marché. Si la marque résiste c’est uniquement grâce à sa place initiale prépondérante.
Les consommateurs sont de plus en plus intéressés par des marques de niche. Et pour la marque Nocciolata qui a misé sur le bio et sans huile de palme, elle a atteint 4% de part de marché en très peu de temps et réalise une croissance à deux chiffres.

Dès aujourd’hui, les entreprises doivent saisir que leur stratégie doit évoluer.
Entre crise économique, environnementale et sociale, l’objectif premier est de continuer à exister sur les marchés et dans les esprits des consommateurs : être une marque responsable sera le prérequis pour y répondre, et cela doit commencer maintenant.

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